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« Les Trente glorieuses sont devant nous »

Le 9 juin 2011, la section de Londres du Parti socialiste s’est réunie autour de Valérie Rabault pour aborder les questions traitées dans son livre « Les Trente Glorieuses sont devant nous » (rédigé en duo avec Karine Berger et publié en mars 2011 aux Editions Rue Fromentin). De très nombreux jeunes militants et sympathisants (« la section la plus jeune de France », selon Valérie !) sont venus débattre du destin économique de la France avec l’auteure classée par le Financial News parmi les « 100 femmes les plus influentes de la finance européenne ». La soirée, très réussie, s’est terminée autour d’une séance de dédicaces organisée par la Librarie La Page.

Valérie connaît bien la section puisqu’elle y a milité pendant ses années londoniennes, avant de rentrer en France pour continuer d’exercer son métier de responsable des risques de marchés au sein d’un grand établissement bancaire. C’est un stage ouvrier en Angleterre, près d’Oxford, alors qu’elle suivait une formation pour devenir ingénieure des Ponts et Chaussées, qui a éveillé sa conscience politique : elle a compris que les ouvriers du chantier sur lequel elle travaillait ne portaient pas de casque du fait de l’absence de réglementation contraignante en ce domaine. Une loi passée par Margaret Thatcher laissait en effet à chacun la « responsabilité » de se protéger des accidents du travail.

Valérie Rabault, qui s’est retrouvée au cœur de la tourmente financière en septembre 2008, aborde les questions économiques avec expertise, pragmatisme et pédagogie. A la question « quelle est aujourd’hui la politique économique de la France ? » elle avoue se trouver en mal de répondre, tant le défaitisme et l’imprévisibilité règnent. L’ouvrage se veut un appel à repenser radicalement les manières de renouer avec la croissance et le plein emploi. Rejetant la thèse du déclinisme économique qui imprègne la société française, les auteures redonnent son aura à l’action politique. Elles expliquent la nécessité d’élaborer un programme économique ambitieux et global sur le modèle d’un « business plan », plan Marshall moderne qui retrouverait l’esprit d’entreprendre des visionnaires de l’Etat au siècle dernier.

Le projet se fixe des objectifs définis, obéit à une stratégie élaborée sur 30 ans, se tourne vers l’investissement public dans les domaines qui nécessitent des apports lourds et risqués, sélectionne les champs d’intervention en se focalisant sur la santé, l’énergie et les transports, repose sur une politique migratoire très pro-active. Il offre une ligne de conduite risquée, qui oblige à négocier avec les partenaires européens pour redonner de la crédibilité au projet français dans un contexte budgétaire très tendu. Mais il apparaît comme la seule sortie possible d’une situation d’endettement public autrement inextricable. Ce scénario, décrit dans « les Trente Glorieuses » avec un sens assumé de la provocation, inspirera peut-être un peu le programme socialiste présidentiel. On retrouve dans le Projet du PS l’idée du développement de l’axe TGV Paris-Berlin. Chose certaine, il a le mérite de replacer l’économie au cœur du débat politique public.

Les amis du PS à Londres pourront se retrouver en juillet à l’occasion des célébrations du 14 juillet.

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