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ELECTIONS LEGISLATIVES AU MALI

  I. Election

Le premier tour des élections législatives s’est déroulé ce dimanche au Mali après la réussite de la        présidentielle de juillet-août. Les missions d’observateurs dépêchés par la communauté internationale (Union   européenne, Union Africaine, Communauté Economique des états de l’Afrique de l’Ouest, on tenu à saluer « la     réussite de l’organisation du scrutin, notamment en ce qui concerne les conditions logistiques, matérielles et   humaines qui ont présidé aux opérations de vote ».

En dépit des quelques incidents survenus dans le Nord, d’ampleur limitée, et qui ne sont pas de nature à remettre en cause la sincérité du vote, les élections législatives se sont déroulées dans le calme dimanche, mais sans susciter la même ferveur que la présidentielle de juillet-août, remportée au second tour du 11 août par Ibrahim Boubacar Keïta.

Une faible mobilisation a été constatée dimanche et « même si la nature d’une élection présidentielle est différente de celle d’une élection législative », M. Michel a exhorté « tous les acteurs de la vie politique à une mobilisation le 15 décembre », date du second tour. « Dans le contexte particulier du Mali, voter n’est pas seulement un droit, c’est un devoir moral », a-t-il estimé.

Cette ambiance morose des électeurs  reflète les réalités de la campagne législative et  provoque déjà un sentiment d’inquiétude pour les futures municipales.

Après avoir constaté la morosité de la campagne pour les législatives, l’on comprend aisément les raisons de la faible affluence des électeurs devant les bureaux de vote. Il convient de souligner que la campagne législative n’a pas connu d’engouement et de ferveur. Comme résultat, les électeurs ont décidé de bouder les urnes pour l’élection des députés. L’indifférence de la population n’est plus à démontrer. En tout cas, plusieurs témoignages expliquent cette froideur des électeurs  face aux comportements des hommes politiques et  on peut craindre une nouvelle montée de l’abstention des électeurs.
A noter que l’abstention ne se résume pas seulement à une perte d’appétit politique. Car, il y a aussi une abstention militante.

Les premières tendances des législatives tombent petit à petit. Elles sont d’ores et déjà favorables au parti présidentiel, le Rassemblement pour le Mali (RPM), membre de l’IS, d’Ibrahim Boubacar Kéita.

 

II.  Situation sécuritaire

Depuis l’entrée des forces françaises à Kidal, la 8è région du Mali échappe toujours à tout contrôle de l’Etat. Et les nouvelles autorités semblent impuissantes.

Pour dénoncer ce qu’elles appellent la nouvelle occupation française, à Kidal, des organisations de la société civile malienne, entendent, à travers une grande marche mercredi, à Bamako, exprimer leur colère et leur ras-le- bol.

Pour les manifestants, il s’agira de battre le pavé pour exiger de la France le respect de l’unicité du Mali. Ce qui, selon les organisateurs, passe par la levée de tous les obstacles qui empêchent l’Etat et les forces armées maliennes d’occuper leur place dans la localité.

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