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Evoluer ou Périr – compte-rendu du Conseil national du 14 juin 2014

Sombres et lucides. Les socialistes réunis aujourd’hui en Conseil national semblaient pleinement conscients de leurs responsabilités collectives.

Pour la gauche, affaiblie par deux défaites aux municipales et aux européennes. Emiettée entre des formations politiques qui enregistrent toutes, EELV, FdG ou PS, des scores historiquement faibles le 25 Mai. Face à l’installation du FN dans le paysage politique. Dans ce tripartisme qui fait désormais de notre élimination durable du deuxième tour des élections au scrutin majoritaire un risque réel.

Jean Christophe Cambadélis a su trouver le ton juste pour définir notre responsabilité historique face au risque de voir le PS sortir du centre du jeu politique pour ne devenir qu’une force périphérique et résiduelle : en réponse, la convocation d’Etats généraux, qui seront lancés à la Rochelle, pour redéfinir l’identité du socialisme car le PS  » doit être identifié à un projet de société » et qu’il faut « refonder notre carte d’identité »

Lucidité et pertinence du 1er secrétaire sur le rôle du Parti face au gouvernement. « Le Parti ne procède pas de l’exécutif, il procède de ses militants ». « Le PS est un partenaire du gouvernement, pas un rouage du gouvernement ».
Des propos que je ne peux que saluer puisque correspondant au positionnement d’une FFE que je souhaite ni alignée ni indépendantiste mais responsable et autonome dans ses choix politiques.

L’appel à l’unité des socialistes ne devait pas cependant occulter les interrogations exprimées par certains d’entre nous sur la ligne économique suivie par le gouvernement.

Pouria Amirshahi a eu l’occasion d’exprimer ce besoin de transmission d’un « nouveau souffle » économique à la tribune.

D’autres, comme Emmanuel Maurel ou Laurent Baumel, exprimant également leurs interrogations et leur désir d’une « réorientation » de notre politique.

Le projet de nomination de Jacques Toubon fut stigmatisé comme il se doit, rejoignant le sens de notre motion fédérale votée par le CF vendredi.

Autre registre. J’ai pu apprécier les propos d’un Olivier Faure, nouveau porte-parole du PS, faisant le distinguo entre « sérieux budgétaire » et  » austérité » et réaffirmant que le PS pouvait être au service des entrepreneurs sans servir les patrons.

C’est dans cet équilibre entre exigence sur le respect des engagements pris devant les français en 2012, et sens des responsabilités, que réside je le crois le redressement du PS et le retour de plus de crédibilité de notre formation politique dans l’opinion.

Manuel Valls a pu insister sur le nécessaire sens des responsabilités qu’appelait notre passage au pouvoir. Sa critique du « parlementarisme à outrance » que proposeraient certains d’entre nous ne me paraissait en revanche pas pleinement justifiée.

La veille, lors du séminaire des 1ers fédéraux, j’avais pu rappeler devant mes camarades combien le présidentialisme était nuisible quand le choix d’un seul ou de quelques-uns prévalait comme mode de décision au sommet.

En saluant Jean Christophe Cambadélis en fin de séminaire j’avais pu lui rappeler combien notre victoire aux consulaires devait à l’union de la gauche et à l’investissement de nos militants.

La fédération jouera tout son rôle dans la conduite de ces états généraux qui seront ceux des militants avant tout.

Amitiés

Boris Faure

1er secrétaire fédéral.

Retrouvez l’intervention de Philip Cordery, député du Bénélux et secrétaire national à l’Europe ici.

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