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Préparer le monde d’après, la FFE-PS au travail sur le Green Deal.

La FFE PS organise depuis plusieurs semaines des réunions ZOOM pour ses militant.e.s dont beaucoup sont encore confines dans leurs pays respectifs. Samedi dernier, nous avons accueilli Aurore Lalucq, Deputee europeenne et Quentin Deforge, politologue et chercheur à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.

 

Chers camarades,

 

Nous avons reçu samedi dernier pour nos débat en ligne Aurore Lalucq, économiste et députée européenne, et Quentin Deforge, politologue et chercheur à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, pour nous parler du « Green Deal”. Le débat était co-organisé avec Place Publique à l’étranger, et des membres de GénérationS étaient présent. Bravo et merci à notre première fédérale Cécilia Gondard pour ce travail de rassemblement auprès de nos partenaires de gauche à l’étranger.

 

Aurore nous a notamment rappelé l’origine du projet, inspiré du “New Deal” de Roosevelt, qui pour permettre à la nation américaine de se relever de la crise de 29 avait mis en place des structures d’investissement inimaginables à l’époque. Cet investissement, public, permis de relancer l’économie et l’emploi. Aujourd’hui, la Commission européenne propose un plan d’investissement, beaucoup moins ambitieux mais doté d’un budget de 100 milliards par an, qui pourrait faire oeuvre de relance par le biais d’investissements dans la transition écologique.

 

Aurore souligna l’importance de ce projet mais aussi ses limites : c’est selon elle plus de 10 fois plus qui serait nécessaire, et des investissements bien plus drastiques dans la rénovation thermique, la transition énergétique, la mobilité douce, l’agriculture durable et les circuits courts. Le débat, cependant, est difficile car le feu vert dépend principalement des États, qui ne souhaitent pour la majorité pas investir au delà d’un logique comptable, austéritaire, et délétère.

 

Aurore nous appelle à avoir confiance dans nos projets, y compris ceux de monétisation de la dette, dont nous avions parlé avec Guillaume Duval et Gabrielle Siry au débat précédent. Selon elle, c’est bien notre politique de relance keynésienne par l’investissement durable qui est la bonne, la plus saine, et la plus rationnelle, et non l’austérité budgétaire défendue par la droite libérale et conservatrice. Elle exhorte les forces militantes à s’emparer du débat économique avec confiance, et à le faire sortir du mythe irréaliste de la “solution technologique”, selon lequel les marchés produiraient un miracle de technologie dans les années à venir qui nous permettrait de continuer à vivre comme nous le faisons aujourd’hui sans avoir à) modifier nos comportements.

 

Quentin Deforge travaille sur les institutions internationales et produit une recherche en sociologie politique sur les enjeux d’économie. Il s’exprimait suite à un papier publié le mois dernier sur le site de l’Institut Rousseau, un think tank récemment crée par les économistes Nicolas Dufrêne et Gael Giraud. Quentin s’est particulièrement intéressé au rôle des pays non-alignés dans les années 70, qui avaient alors proposé un agenda altermondialiste dans le cadre des institutions des Nations Unies, notamment par le biais de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED). Qualifiée alors “d’anti-OMC”, la CNUCED propose depuis un ensemble de réformes qui ont culminé l’année dernière dans une publication intitulée “Vers un Green Deal mondial”.

 

Selon Quentin, la politisation des institutions internationales est un phénomène très important qu’il importe d’observer de très prêt, même et peut-être surtout en politique nationale. En effet sans cet oeil du public les enjeux internationaux tendent à être délégués à des organismes des plus technocratiques dans l’appareil institutionnel, au détriment de la valeur humaine et au profit de la valeur comptable. Il nous appelle à suivre les propositions de la CNUCED et à alimenter un débat politique national éclairé par l’évolution des acteurs non-étatiques internationaux.

 

Le debt se poursuivit pendant une heure et demi avec plusieurs questions, et une conclusion en demi)teinte de la part des deux intervenants : tous deux très pessimistes sur l’avenir de la social-écologie politique et du green deal, européen ou mondial, Aurore a rappelé néanmoins la ferveur avec la&quelle elle mène son combat, dans l’espoir que nous puissions servir au mieux non seulement l’humanité aujourd’hui mais aussi les générations futures.

 

Alexis Lefranc

Secrétaire fédéral à la Mondialisation et aux Migrations
Fédération des Français.es de l’étranger du PS

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