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Tribune de la Fédération des Français à l’Étranger du Parti socialiste

Sécurité sanitaire et économique des Français·e·s à l’Étranger : où est le plan d’urgence ? 

Nous, membres de la Fédération des Français à l’Étranger du Parti socialiste, appelons l’État français à inclure les 3 millions de Français de l’étranger dans les plans d’urgence économiques et sociaux au nom de la solidarité nationale.

Nous appelons de nos vœux à des mesures fortes et concrètes envers eux.  À cette heure, ils sont les grands oubliés du plan d’urgence économique de 110 milliards d’euros.

De plus en plus de Français sans Couverture médicale

Beaucoup de Français n’ont pas de couverture médicale suffisante, d’autres perdent leur couverture médicale en perdant leur emploi. Nous saluons la décision de la CFE d’ouvrir une assurance santé COVID-19. Cependant, tou·te·s les Français·e·s à l’étranger ne pourront pas y avoir accès, en raison du prix — l’État doit pouvoir venir en soutien pour élargir l’accès à une couverture santé COVID-19 à tout·e·s nos concitoyen·ne·s les plus pauvres, qui ne peuvent y avoir accès.

Aide sociale

Des Français établis de longue date à l’étranger, salariés d’entreprises locales, free lance,  se retrouvent par ailleurs en grande difficulté économique, certains pays n’ayant pas de système de compensation sociale comme l’assurance chômage. La FFE PS demande au Gouvernement de créer rapidement un fonds de soutien aux Français.es de l’étranger afin de les accompagner dans ce moment inédit.

Un coup d’arrêt aux déscolarisations d’enfants dans les lycées français

L’avenir du réseau éducatif en langue française à l’étranger est lui aussi extrêmement menacé. Dans de nombreux pays, des parents se retrouvent dans l’impossibilité de payer les frais de scolarité pour leurs enfants et les écoles n’ont pas la trésorerie nécessaire pour assumer ces défauts de paiement.

Nous demandons que l’État mette en place, dès maintenant, des crédits supplémentaires pour l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, tant dans un soutien accru aux bourses scolaires (abonder le programme 151) qu’aux aides exceptionnelles en direction de nos écoles françaises à l’étranger, via l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (abonder le programme 185). Beaucoup de familles françaises n’ont aucune alternative, en terme d’enseignement francophone, aux lycées français à l’étranger. Ceux-ci sont de plus en plus  chers. Avec les pertes de revenus engendrées par la crise économique liée à la situation du coronavirus, beaucoup de parents ne peuvent plus payer les frais de scolarité. Nous avons été nombreux à demander que leur changement de situation soit pris en compte pour ce troisième trimestre et dès la première campagne des bourses pour l’année scolaire 2020-2021, que les seuils d’exclusion, notamment liés à l’immobilier, doivent être relevés et les critères d’éligibilité doivent être assouplis, ce qui a été obtenu. Si elles ne sont pas financées, ces mesures ne seront que des promesses non tenues. Il faudra notamment renforcer les enveloppes des bourses, mais aussi soutenir financièrement les établissements qui feront face aux retards de paiement des frais de scolarité.

Tribune publiée dans Le Petit Journal.

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