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	<title>Fédération des Français à l&#039;Etranger du Parti Socialiste</title>
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	<description>Le Parti Socialiste est présent dans le monde entier</description>
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		<title>Point de vue : Investir en Algérie ! Entre difficultés, contraintes et solutions</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 13:29:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Observatoire International des militants</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Observatoire international des militants ( OIM)]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://ffe-ps.org/2013/05/14/point-de-vue-investir-en-algerie-entre-difficultes-contraintes-et-solutions/" class="aMore">En savoir plus...</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Même si Alger s’est sentie ces dernières années « boudée » ou « oubliée » diront certains, par les investisseurs français, la réalité actuelle est tout autre, malgré les contraintes majeures, l’idée d’un partenariat et d’une coopération basée sur le gagnant-gagnant commence sérieusement à faire son chemin.</p>
<p>Pour preuve un accord a été signé, le 19 décembre dernier, en marge de la visite à Alger de François Hollande, pour l&rsquo;implantation d&rsquo;une usine Renault en Algérie. Cet investissement de près de 1 milliard d&rsquo;euros s&rsquo;inscrit dans le cadre de la règle – souvent critiquée – de 51 % de parts algériennes minimum et avec une exclusivité sur le marché national ramenée à trois ans au lieu de cinq, ce qui satisfait le gouvernement algérien. Ce dernier attend des entreprises françaises investissements directs et partenariats. Avant Renault, c&rsquo;est Axa qui, en mai 2011, avait créé une coentreprise avec des entités publiques. L&rsquo;accord signé avec Renault permet aussi de faire taire le reproche récurrent selon lequel les entreprises françaises aiment vendre en Algérie et investir ailleurs notamment au Maroc. Il faut dire que l’implantation de Renault en Algérie essuie quelques critiques dans l’hexagone (délocalisations, pertes d’emplois etc..). Pour Renault, il s&rsquo;agit avant  tout de conforter sa position de leader sur le très dynamique marché algérien. Le groupe rappelle qu’il est en pole position sur ce marché loin devant les allemands et les asiatiques et il fait tout pour le rester.</p>
<p>De fait, même si elle est talonnée par une Chine de plus en plus présente, la France reste le premier fournisseur de l&rsquo;Algérie, à hauteur de 7,03 milliards de dollars (5,31 milliards d&rsquo;euros au cours actuel), et son quatrième client – 6,61 milliards de dollars, essentiellement dans les hydrocarbures. Les services économiques de l&rsquo;ambassade de France à Alger rappellent régulièrement que, hors hydrocarbures, les investissements français sont les plus importants. Ils ont atteint 2,5 milliards de dollars et pourraient devenir plus importants si plusieurs projets en cours de négociation – Les deux pays sont déjà parvenus à concrétiser sur le terrain deux projets dans la fabrication de verre entre Saint-Gobain et le groupe algérien Alver et dans les assurances entre l&rsquo;assureur français AXA, la BEA (Banque Extérieure d’Algérie) et le Fonds national de l&rsquo;investissement (FNI). S&rsquo;y ajoute un autre projet dans la fabrication des médicaments par le laboratoire français Sanofi Aventis et une nouvelle cimenterie Lafarge. Au total, une vingtaine d&rsquo;accords a été conclue entre des entreprises algériennes et françaises depuis la tenue, en mai 2011, du Forum de partenariat économique algéro-français.</p>
<p>D’ailleurs Sanofi Aventis s’est engagé il y  a quelques mois après avoir signé un accord pour la construction en Algérie d&rsquo;une usine de production de médicaments à Sidi Abdallah, à une trentaine de kilomètres à l&rsquo;ouest d&rsquo;Alger, à investir pas moins de 70 millions d&rsquo;euros. La capacité de production de cette usine, la plus grande de Sanofi en Afrique et au Moyent Orient et dont la construction devrait débuter en 2013, est fixée à 100 millions de boîtes de médicaments par an en formes sèches et liquides.<br />
Mais le plus grand investissement français en Algérie reste le complexe de vapocraquage à Arzew, près d&rsquo;Oran, entre Total et l&rsquo;entreprise publique Sonatrach, un investissement de prés de 5 milliards de dollars. Le projet coince sur la détermination du prix du gaz destiné au complexe. Les investissements français, même s&rsquo;ils sont sous-représentés dans le secteur des hydrocarbures, sont assez diversifiés et couvrent aussi bien l&rsquo;agroalimentaire, l&rsquo;industrie ou les services.</p>
<p>Lors de son dernier passage à Alger en octobre dernier, Nicole Bricq, ministre du commerce extérieur, avait fait valoir que les entreprises françaises en Algérie contribuent au développement, avec 35 000 emplois directs et près de 100 000 emplois indirects. Les banques françaises Société générale, BNP et Natixis se sont installées en Algérie bien avant l&rsquo;introduction, en 2009, de la règle du 51 % – 49 %. Elles font de bonnes affaires – Société générale est la première banque privée d&rsquo;Algérie –, même s&rsquo;il est arrivé qu&rsquo;elles se plaignent des freins mis au développement de leurs réseaux d&rsquo;agences.</p>
<p>Selon les chiffres de l&rsquo;ambassade de France à Alger, fin 2010, 71 % des investissements français en Afrique du Nord étaient réalisés au Maroc (9,1 milliards d&rsquo;euros), contre 15 % en Algérie (1,9 milliard d&rsquo;euros), 7 % en Libye (884 millions d&rsquo;euros) et 7 % en Tunisie (842 millions d&rsquo;euros). Des chiffres qui traduisent, selon Alger, une &laquo;&nbsp;frilosité&nbsp;&raquo; des entreprises françaises à sortir de l&rsquo;optique purement commerciale pour aller vers l&rsquo;investissement.</p>
<p>On constate chaque année que l&rsquo;Algérie est l&rsquo;un des rares pays avec lesquels la France présente un solde positif, alors que son commerce extérieur est déficitaire. Or, en parallèle à ça, il y a un engouement des entreprises françaises pour le Maroc, disproportionné par rapport à son potentiel réel. A l&rsquo;inverse, l&rsquo;Algérie, avec un marché potentiel à 3 milliards d&rsquo;euros en termes d&rsquo;investissements, reste quelque peu oubliée.</p>
<p>Néanmoins, personne ne nie l&rsquo;existence en Algérie de lourdeurs bureaucratiques et d&rsquo;une certaine instabilité juridique, mais on observe que les entreprises françaises s&rsquo;adaptent. Pour des hommes d&rsquo;affaires algériens, les Français continuent à penser l&rsquo;Algérie en termes de marché captif, alors que la situation évolue. A mon avis la France doit comprendre qu&rsquo;un changement générationnel est en train de s&rsquo;opérer en Algérie et elle doit par conséquent modifier sa  grille de lecture. &laquo;&nbsp;Nous devons faire en sorte que nos grandes filières de biens d&rsquo;équipement soient plus présentes encore&nbsp;&raquo;, avait souligné Mme Bricq en octobre dernier devants des chefs d’entreprises Français et Algériens.<br />
Ces derniers s’inquiètent à juste titre sur  le devenir de  leurs échanges commerciaux avec leurs partenaires étrangers et pour cause, la fameuse règle dite des 51-49%, freine d’après eux considérablement le développement des investissements étrangers en Algérie.</p>
<p><em>-	La règle des 51-49% c’est quoi ? </em><br />
La règle des 51/49 % est la loi qui régit l’investissement étranger en Algérie. Elle a été approuvée dans le cadre de la loi des finances complémentaire (LFC) pour 2009. Cette règle consiste en la répartition du capital détenu d’une entreprise entre deux partenaires, un algérien et un étranger. Comme son nom l’indique, cette règle stipule que 51 % du capital de la société algéro-étrangère doit être détenu par la partie algérienne, qu’elle soit publique ou privée. Le fait que la majeure partie des actions de  l’entreprise soit détenue par la partie algérienne, lui donne un pouvoir de décision supérieur à son partenaire étranger. Ce dernier ne peut donc détenir plus de 49% du capital. La règle 51/49 a été adopté par le Gouvernement algérien dans le but de préserver et favoriser les investisseurs nationaux sur leurs homologues internationaux, notamment dans certaines secteurs stratégiques tels que l’énergie.</p>
<p><em>-	La règle des 51-49%, un boulet ou une aubaine ? </em><br />
En cas de cession des parts par la partie algérienne et si le repreneur n&rsquo;est pas Algérien, l&rsquo;Etat fait jouer son droit de préemption pour acquérir la ou les parts cédées. Echaudés par des dérapages précédents de la part d&rsquo;entreprises étrangères, le gouvernement visait, à travers cette loi à garantir la souveraineté économique du pays. Or, au fil des années, elle s&rsquo;est avérée être un réel blocage pour l&rsquo;investissement plus spécifiquement pour le cas des PME.</p>
<p>Conscients de cette situation qui ne favorise guère l’investissement des entreprises étrangères et notamment françaises en Algérie, les pouvoirs publics algériens prennent depuis peu quelques initiatives. Lors de sa dernière rencontre avec Jean-Pierre Raffarin à Alger, le  ministre Algérien de l’industrie, de la PME et de la Promotion de l&rsquo;investissement, Chérif Rahmani à même évoqué le fait que cette contrainte majeure pourrait être levée sous peu, même s&rsquo;il n&rsquo;a pas affirmé explicitement que ce verrou allait sauter.<br />
Du coté des opérateurs économiques, on s’impatiente vraiment et plusieurs voix commencent à se faire entendre. Zeine Ould Zeidane haut conseiller au Fonds monétaire international (FMI) et chef de mission dans le même organisme, suggère l’élimination de cette dite règle, du moins sa limitation à quelques secteurs stratégiques pour l’amélioration de l’attractivité de l’Algérie aux investissements directs étrangers. </p>
<p>Une suggestion qui répond certainement aux vœux des organisations patronales algériennes, car ce haut conseiller du FMI dit simplement tout haut ce que la grande majorité des chefs d’entreprises et investisseurs des deux rives de la méditerranée pensent tout bas. Si  la  mise  en  place  d’une  telle  reforme  encouragerait,  sans  aucun  doute, les  flux d’investissements, il n’en demeure pas moins, qu’elle ne serait  efficace que si elle  était suivie  d’un assouplissement  de  la  réglementation  algérienne  des  changes pour  les  conditions de transfert des bénéfices des sociétés étrangères exerçant en Algérie. Mais ce dernier point reste un tout autre sujet.</p>
<p>Redha DJEGHABA<br />
Section PS d’Annaba / ALGERIE</p>
<p>*Source chiffres : le service économique de l’Ambassade de France à Alger</p>
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		<title>Analyse : Les midterm elections du 13 mai 2013 aux Philippines</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 09:43:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Observatoire International des militants</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Observatoire international des militants ( OIM)]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://ffe-ps.org/2013/05/13/analyse-les-midterm-elections-du-13-mai-2013-aux-philippines/" class="aMore">En savoir plus...</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les midterm elections qui vont se tenir le 13 mai désigneront des parlementaires (sénateurs et députés), les gouverneurs régionaux – dont celui de la région autonome de Mindanao – et des élus locaux (maires et conseillers municipaux). Les Philippins voient ces scrutins comme un avatar de la pulitika, connotée négativement pour le moins, car la politique dans l’archipel a mauvaise presse. La corruption, l’incapacité à réformer une société inégalitaire détournent les électeurs de ce qu’ils considèrent comme une activité prédatrice. Les élections, dans leur ensemble, sont plutôt un moyen de légitimer une ploutocratie qui se sert de l’appareil d’Etat pour se maintenir au pouvoir. La démocratie philippine laissée en héritage par les Américains a toujours été vécue depuis 1946 comme un produit d’importation, inadapté à une société organisée autour de la famille et des grandes familles. Les Philippins n’attendent rien de la classe politique et seraient donc plutôt dans une attitude de défiance à son égard – favorisant l’émergence d’une société civile active. La vie politique a été ponctuée depuis la fin de la dictature (1986) par des mouvements populaires, les People Power, qui font peser sur les administrations présidentielles la menace de la rue. Ceci étant, au-delà du caractère divertissant des campagnes électorales, conçues comme telles d’ailleurs, les élections du 13 mai permettent de faire le point sur l’état du débat politique dans l’archipel. </p>
<p><strong><em>1.	Le sens de ces élections</em></strong></p>
<p>Au palais présidentiel de Malacanang, les midterm elections seront appréciées comme un test de popularité du président Benigno Aquino. De manière assez surprenante, ce dernier n’a pas mené la politique conservatrice, ultra libérale, que l’on pouvait attendre d’un représentant de la classe dominante auquel il appartient. Depuis 2010, Aquino s’est révélé pragmatique dans la gestion des dossiers politiques. Le président a acquis une grande popularité, par exemple, en s’assurant du bon fonctionnement des techniques de prévention des catastrophes naturelles (typhons), en autorisant la destitution de Renato Corona président de la cour suprême pour corruption ou encore en adoptant une attitude ferme face aux Chinois en mer de Chine du Sud. </p>
<p>Jejomar Binay, vice-président, attend le moindre faux-pas du président pour prendre sa place, par tous les moyens. Pour tenir à distance l’ « opposition » qu’il représente et que l’on qualifierait en Occident de droite ultra populiste, dans la lignée de Joseph Estrada le président déchu pour corruption, Aquino a besoin de recomposer en permanence sinon une majorité tout au moins un rapport de force à son avantage, cette fois-ci autour de Team Pnoy* , coalition très souple. </p>
<p><strong><em>2.	Les débats</em></strong></p>
<p>Puisque les partis politiques ne comptent pas et sont tout au plus des « machines électorales » dans le sens américain du terme, leur programme politique importe peu. La question implicite posée par les scrutins à l’échelle nationale pourrait donc être : êtes-vous d’accord avec le président ? Elle porte plus sur les réformes qui ont été menées que sur celles qui sont à venir. Le principal débat parlementaire qui a agité l’archipel pendant la première moitié du mandat présidentiel fut celui du Reproductive Health Act de 2012, en fait la mise en place d’une politique de contrôle des naissances à laquelle l’Eglise catholique s’est farouchement opposée. Grâce à un travail au corps de chaque parlementaire, l’équipe d’Aquino a réussi à faire passer cette mesure (qui, soit dit en passant, est déjà une réalité au sein de la population). Si les électeurs philippins signent ce blanc-seing pour la deuxième partie du mandat présidentielle, Aquino continuera à coup sûr la politique pragmatique qu’il a entreprise sans que l’on connaisse son contenu. Un débat a été récemment lancé sur les moyens législatifs à mettre en œuvre pour interdire les dynasties familiales en politique, par exemple. On voit mal comment cet objectif, même s’il était atteint, ne subirait pas le même sort que celui des réformes constitutionnelles de 1987 à savoir qu’elles seraient, d’une manière ou d’une autre, détournées. Mais Aquino est toutefois capable de porter une réforme structurelle de ce type. Avant son élection de juin 2010, le futur président déclarait qu’il s’attaquerait aux racines de la corruption, ce qui laissait sceptique. Et pourtant, l’administration d’Aquino est celle qui est allée le plus loin dans ce registre depuis 1946.</p>
<p><strong><em>3.	Continuité et changement de la campagne</em></strong></p>
<p>Depuis l’indépendance, les campagnes électorales ont toujours été marquées par la violence. La commission électorale (COMELEC) a tenté de pacifier celle de 2013 en instituant de nouvelles règles comme l’interdiction des armes à feu. Des incidents comme ceux de Lanao Del Norte du 25 avril 2013 (13 morts) rappellent qu’il est difficile d’éradiquer la violence entre clans opposés. Le nombre de victimes est de 62 depuis le début de l’année. </p>
<p>L’utilisation des réseaux sociaux est la principale innovation de la campagne. Les Philippins ont toujours été pionniers en matière d’utilisation des nouvelles technologies de communication dans l’espace public (comme par exemple l’usage des textes sur téléphones portables lors de la mobilisation du People Power II en janvier 2001) ; l’administration et « l’opposition » se livrent à une guerre sans merci sur Internet en général et sur les réseaux sociaux en particulier, avec par exemple la pratique du « droning », autrement dit manipuler l’information pour faire changer l’opinion – quitte à divulguer de fausses informations. Internet est devenu depuis 2013 le média dominant en politique.</p>
<p>William Guéraiche, Dubaï</p>
<p>* Jeu de mot très philippin. « Pinoy » veut dire « philippin » et Aquino est appelé « Noynoy ». Team Pnoy (prononcé pinoy) met aussi en exergue la fibre nationaliste du président. </p>
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		<title>Montée de l&#8217;extrême-droite : fin de l&#8217;exception britannique?</title>
		<link>http://ffe-ps.org/2013/05/07/3336/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 11:49:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samy Ahmar, section de Londres</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://ffe-ps.org/2013/05/07/3336/" class="aMore">En savoir plus...</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le résultat des élections locales partielles en Angleterre, qui se sont déroulées ce 3 mai, est profondément troublant. Nous, socialistes et sociaux-démocrates de tous bords, nous réjouissons évidemment des victoires du Parti Travailliste dans le Derbyshire et le Nottinghamshire, ainsi que du doublement du nombre d’élus travaillistes dans les 34 collectivités territoriales contestées. La déroute du Parti Conservateur, mais aussi des Libéraux-Démocrates, n&rsquo;est quant à elle que le juste retour de la politique d’austérité, ultra-libérale et en faveur des plus riches que mène le gouvernement le plus à droite d’Europe occidentale depuis 2010.</p>
<p>Ce qui est troublant, c’est la montée fulgurante d’un parti d’extrême-droite, le UK Independence Party, ou UKIP, une formation évoluant depuis plusieurs années sur une plateforme eurosceptique et anti-immigration, et qui a raflé près de 140 nouveaux sièges, s’imposant ainsi incontestablement comme le grand gagnant de cette élection partielle. Ce résultat est d’une grande importance car il pourrait bien marquer la fin d’une exception britannique en Europe : cette « petite île », comme aiment à l’appeler ses habitants au sens de l’autodérision légendaire, était parvenue, jusqu’à présent, à maintenir l’extrême-droite dans un rôle politiquement marginal et à refuser toute forme d’obscurantisme comme expression légitime d’un mal-être aussi réel soit-il, en dépit de la couverture médiatique dont ont bénéficié certaines structures comme UKIP ou le carrément raciste British National Party (BNP) depuis quelques années.</p>
<p>Ce à quoi nous venons d’assister correspond à un phénomène qui nous est à nous, français, terriblement familier : la banalisation de l’extrême-droite, et l’émergence de celle-ci comme une véritable force politique capable de capter les votes de citoyens désemparés de droite, du centre et même de gauche, en jouant notamment sur la peur de l’autre. Cette banalisation ne se manifeste pas qu’à travers les résultats des urnes. Elle est d’ores et déjà apparente dans la rue, où s’afficher comme un électeur, ou même un militant UKIP n’est plus tabou, et est à présent du domaine du socialement acceptable. Pire, cette banalisation est aussi en train de s’installer, progressivement, au sein de la classe politique. Plusieurs responsables de droite comme de gauche décrivent déjà UKIP comme le parti du vote contestataire, tandis que le Premier Ministre conservateur David Cameron s’est empressé de revenir publiquement sur ses propos à l’égard de UKIP, dont il avait comparé les responsables et les militants à des « idiots et des racistes cachés », en promettant à l’avenir de traiter ce parti et ses électeurs avec plus de respect.</p>
<p>Le risque, nous le connaissons malheureusement aussi trop bien : un durcissement du discours du parti Conservateur pour tenter, désespérément, de récupérer les votes perdus à l’extrême-droite à temps pour les élections parlementaires de 2015. Un virage à droite assumé, « décomplexé », en promettant toujours plus aux partisans d’une politique d’immigration zéro et d’une sortie de l’Union Européenne, quitte à s’absoudre des valeurs humanistes dont le parti de Winston Churchill s’est toujours revendiqué. Déjà Theresa May, Ministre de l’Intérieur, en appelle son parti à travailler pour récupérer ces votes perdus, par exemple en faisant de la tenue d’un référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE en cas de victoire conservatrice en 2015 une véritable promesse électorale. Il appartiendra au Parti Travailliste de ne pas se laisser absorber dans cette course effrénée à la récupération des votes d’extrême-droite qui ne fait, j’en ai peur, que commencer, et qui pourrait envenimer cette longue campagne pour les échéances de 2015 en y faisant s’inviter une dose de populisme jusqu’ici inconnue. Imposer notre agenda, nos thématiques, en faisant d’une réforme fiscale dans la justice sociale, du maintien des services publics et de la fin d’une politique d’austérité qui étouffe l’économie et asphyxie les plus faibles et démunis les sujets clés de cette campagne : c’est ainsi que s’installera outre-manche un autre grand gouvernement de gauche en Europe. </p>
<p>Samy Ahmar<br />
Secrétaire de Section – Londres, Royaume-Uni</p>
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		<title>Editorial : un an d&#8217;exercice de responsabilités</title>
		<link>http://ffe-ps.org/2013/05/06/editorial-un-an-dexercice-de-responsabilites/</link>
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		<pubDate>Mon, 06 May 2013 11:39:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boris Faure , Premier secrétaire fédéral</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielle]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://ffe-ps.org/2013/05/06/editorial-un-an-dexercice-de-responsabilites/" class="aMore">En savoir plus...</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>le 6 Mai 2012 c&rsquo;était hier; Le 6 Mai 2013 c&rsquo;est déjà demain. </p>
<p>Personne ne s&rsquo;attendait que cette première année d&rsquo;exercice des responsabilités soit une promenade de santé. Elle ne l&rsquo;a pas été. Mais être responsable, c&rsquo;est de ne pas gouverner en fonction de sa côte de popularité, c&rsquo;est exercer le pouvoir en tenant le cap dans la tempête et en avançant malgré les difficultés. </p>
<p> Emplois d&rsquo;avenir. Contrats de génération. Banque publique d&rsquo;investissement. Amélioration de la progressivité sur l&rsquo;impôt sur le revenu. Limitation des niches fiscales.  Réforme de la loi bancaire. Réforme du marché de l&rsquo;emploi. Autant de mesures socialistes pour répondre à la crise; Faire cesser la hausse du chômage. Faire reculer les inégalités. Donnons le temps à ces mesures de produire leurs effets. </p>
<p>Nous n&rsquo;avons pas à rougir des réformes engagées. car elles ont été nombreuses : http://www.parti-socialiste.fr/1andechangement/ </p>
<p>Le combat pour le mariage pour tous, aura été une de ses réformes. Sans doute la plus emblématique. Ce fut non seulement un combat pour l&rsquo;égalité des droits, mais aussi un combat contre l&rsquo;intolérance. Ce combat continue. Mais nous pouvons déja être fiers du travail mené par nos parlementaires, notamment ceux de la FFE,  et par la ministre Taubira. </p>
<p>J&rsquo;ai écouté ce soir le premier ministre Jean Marc Ayrault s&rsquo;exprimer sur TF1 sur le bilan de cette première année de pouvoir ; Je salue l&rsquo;action de cet homme. Honnête. Courageux. Pugnace. Un chef d&rsquo;équipe qui assume ses responsabilités.</p>
<p>Il faut certes regretter les couacs au gouvernement; il y en a eu. Le premier ministre l&rsquo;a reconnu. </p>
<p>Je retiens le couac de Florange, sonnant comme une rupture de la confiance avec les ouvriers métallurgistes. Fallait il nationaliser ? Je ne le crois pas. Mais il fallait en tout cas  fixer un cap collectif et s&rsquo;y tenir. Et ne pas laisser s&rsquo;exprimer des voix discordantes, au risque de la démagogie,  de l&rsquo;indécision, au risque de la désillusion pour ceux à qui l&rsquo;on s&rsquo;adresse. Que cette leçon soit retenue. Dire ce qu&rsquo;on fait. Faire ce qu&rsquo;on dit. Tout est là. C&rsquo;est l&rsquo;unique éthique valable et compréhensible de tous. </p>
<p>Fallait il donner l&rsquo;impression de l&rsquo;abandon de la mise en place du droit de vote des étrangers ? je ne le crois pas. Autre couac. Et j&rsquo;espère que nous ferons malgré tout cette réforme, qui réclame du courage pour obtenir une majorité suffisante pour réformer la constitution.</p>
<p>L&rsquo;affaire Cahuzac aura été également un grand traumatisme pour nous tous. Mensonge. Cynisme. Honte. Tous ces mots auront été utilisés. Ils ont tous été appropriés à la situation que l&rsquo;on a découverte après les aveux du ministre du budget.</p>
<p>Répondre par plus de transparence, par le renforcement de la justice financière, par l&rsquo;amélioration de la coopération internationale en matière de lutte contre la fraude fiscale et le blanchiment, ont été de bonnes réponses. Il faut maintenant aller jusqu&rsquo;au bout et ne pas s&rsquo;arrêter en chemin. Lutter contre les conflits d&rsquo;intérêts en politique. Lutter contre la corruption, passive et active. Exiger des élus de l&rsquo;exemplarité. Pas de la sainteté. Mais de l&rsquo;honnêteté. Et se donner les moyens de pouvoir la contrôler. Voilà comment nous réconcilierons les français avec leur classe politique. une réconciliation qui passera aussi par la limitation du cumul des mandats, une tragique spécificité française à l&rsquo;échelle européenne. </p>
<p>Réorienter l&rsquo;Europe aussi doit être notre combat permanent. C&rsquo;est une nécessité dans cette Europe aux mains des forces conservatrices. Une Europe où la tentation populiste et extrémiste est chaque jour plus importante. </p>
<p>Dans une Europe à 27, la réorientation s&rsquo;obtient par la négociation, par le rapport de force,  et par le vote : </p>
<p>Le pacte de croissance ? un premier acquis de négociation obtenu après l&rsquo;élection de François Hollande, marquant un premier rééquilibrage du rapport de force entre progressistes et conservateurs. </p>
<p>Suffisant ? certainement pas. Mais c&rsquo;est une politique du résultat par étape qui est menée. Une politique de réorientation réaliste.</p>
<p>Le recul à 2015 de l&rsquo;objectif des trois pourcent de déficit budgétaire ? un second acquis. Une seconde étape, fruit d&rsquo;une crédibilité européenne retrouvée grâce à une politique de sérieux budgétaire.</p>
<p>Aller plus loin ? oui, il le faudra. Cette crise historique qui plonge les pays de la zone euro dans la récession, appelle le franchissement d&rsquo;autres étapes significatives pour la réorientation de la machine européenne pour  l&rsquo;emploi et la croissance  :</p>
<p>Voter aux élections européennes pour les forces de gauche,  ce sera aussi  le moyen le plus sûr de réorienter cette Europe que l&rsquo;on souhaite plus politique, plus fédéraliste, plus progressiste. </p>
<p>Réorienter n&rsquo;est donc pas une simple affaire de négociation intergouvernementale. Croire que l&rsquo;on gouverne uniquement par le rapport de force Franco-Allemand, c&rsquo;est nier cinquante ans de construction européenne et de méthode communautaire. Je trouve à cet égard la polémique récente sur les tensions dans notre &laquo;&nbsp;relation de couple&nbsp;&raquo;,  limitative et au final inutile. Le changement de politique européenne ne s&rsquo;obtiendra pas par du Merkel Bashing. Même s&rsquo;il n&rsquo;est pas inutile de dénoncer la tentation du &laquo;&nbsp;cavalier seul&nbsp;&raquo; économique.</p>
<p>L&rsquo;intervention au Mali enfin. Le choix de la guerre pour répondre à un appel à l&rsquo;aide, face à la menace de destruction d&rsquo;un Etat et de la déstabilisation de toute l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Un choix responsable en terme de politique internationale, car décidé dans le respect de la légalité internationale, et à la demande des africains eux mêmes. Comme il est également responsable d&rsquo;avoir annoncé le retrait progressif de nos forces dès le 21 mars, un retrait accompagné de la montée en puissance des forces africaines sous mandat onusien.</p>
<p>Un an donc de décisions; Un an d&rsquo;exercice de responsabilités; </p>
<p>Soyons fiers d&rsquo;être des socialistes responsables. Notre devoir c&rsquo;est de donner des perspectives à nos compatriotes. C&rsquo;est de leur redonner confiance en la politique. C&rsquo;est d&rsquo;obtenir des premiers résultats économiques et sociaux d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;année 2013.  Redressons la tête. Cessons aussi de gratter nos croutes jusqu&rsquo;au sang. Restons dignes du mandat que les Français nous ont confiés. Et avançons ensemble.</p>
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		<title>Le 6 mai 2013, le changement continue</title>
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		<pubDate>Sun, 05 May 2013 21:29:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>federation</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Présidentielle]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://ffe-ps.org/2013/05/05/le-6-mai-2013-le-changement-continue/" class="aMore">En savoir plus...</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Retour sur la campagne 2012 des militants de la Fédération des Français à l&rsquo;Etranger du Parti Socialiste à travers le monde.</p>
<p><iframe width="640" height="360" src="http://www.youtube.com/embed/NA1A-XsbUK0?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Elections législatives partielles 2013 &#8211; Votez à l’étranger</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 15:48:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>federation</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Fédération]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/vivre-a-l-etranger/vivre-a-l-etranger-vos-droits-et/elections-legislatives-partielles/" class="aMore">En savoir plus...</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les Français inscrits sur les listes électorales des circonscriptions n°1 (Canada et États-Unis) et n°8 (Chypre, Grèce, Israël, Italie, Malte, Turquie) sont à nouveau appelés à participer à l’élection d’un des onze députés des Français établis hors de France. </p>
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		<title>Vénézuela : Participation et développement social : le cas de la « Banco de Desarrollo de la Mujer »</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Apr 2013 15:51:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Observatoire International des militants</dc:creator>
				<category><![CDATA[Observatoire international des militants ( OIM)]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://ffe-ps.org/2013/04/16/venezuela-participation-et-developpement-social-le-cas-de-la-banco-de-desarrollo-de-la-mujer/" class="aMore">En savoir plus...</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Plus d´un mois après la mort du président Hugo Chavez, le Venezuela entre dans une période électorale qui lui désignera un successeur. Le contexte symbolique et émotionnel de la disparition du leader de la révolution bolivarienne est encore trop présent pour qu´un bilan du chavisme puisse être réellement effectué. Pourtant, au-delà du charisme de l´ancien président, le chavisme a durablement marqué les institutions du pays et ses pratiques politiques. Le fondement de cette idéologie de gauche est de pouvoir nationaliser les compagnies pétrolières pour être en mesure de soutenir des politiques de redistribution sociale. </p>
<p>Le cas de la « Banco de Desarrollo de la Mujer » (littéralement, Banque de Développement de la Femme ou BANMUJER) est assez emblématique de ces expériences de microcrédit destinées à sortir certaines couches de la population de la pauvreté durable. Cette banque a été créée le 8 mars 2001 et vise à encourager la créativité des femmes en situation de pauvreté. Cette banque a pour objectif de piloter la redistribution sociale en offrant la possibilité aux femmes d´être les principales actrices du développement social. La démocratisation du capital social et l´autogestion de certaines sphères productives sont également souhaitées à travers cette expérience (source : Rosa Cañadell, « El Banco de la Mujer en la Venezuela chavista », Revista Pueblos numero 13, Septembre 2004).</p>
<p>Dotée à l´origine d´un capital de 7.5 millions d´euros (avant le processus de reconversion monétaire), cette structure a été gérée par plusieurs ministères avant d´être confiée au Ministère du Pouvoir Populaire pour la Femme et l´Egalité de Genre en 2009. Cette institution n´est pas une simple banque de prêt, elle vise à aider les femmes à monter une entreprise en leur allouant un capital de départ. L´expérience BANMUJER suit une logique de développement social des quartiers pauvres. Plus de 100.000 crédits ont été alloués depuis l´origine et BANMUJER est étroitement relié aux comités d´usagers qui ont été constitués dans tout le pays. Les populations indigènes ont pu bénéficier de ces microcrédits et construire des négoces divers : réhabilitation de vieilles maisons pour les transformer en hôtels de tourisme rural, coopératives de production de vin, de miel et d´autres biens alimentaires. Souvent, ces négoces permettent d´employer plusieurs personnes d´un village ou d´un quartier et de mettre en relation l´artisanat et les métiers de la vente. La plupart des expériences BANMUJER restent d´ampleur modeste, elles permettent de construire une économie locale solidaire. </p>
<p>Ces expériences activent des systèmes de capabilities, c´est-à-dire qu´elles confient à de nouveaux acteurs la possibilité de piloter le développement social en accord avec les principes de la Constitution de 1999 qui prévoit les cadres de cette autogestion productive. Les élections de dimanche seront l’occasion d’observer une poursuite de ces projets grâce à des ressources économiques suffisantes. L’un des principaux apports du chavisme a été de conduire une redistribution sociale efficace et juste à l’égard de classes sociales extrêmement marginalisées. Les femmes des quartiers populaires et les femmes pauvres en milieu rural peuvent ainsi s’insérer dans la vie professionnelle en montant un projet ayant des conséquences sur l’environnement local.</p>
<p>Christophe Premat, Stockholm</p>
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		<title>Analyse : Fethullah Gülen et sa Cemaat</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 09:56:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Observatoire International des militants</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fédération]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Observatoire international des militants ( OIM)]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://ffe-ps.org/2013/04/15/analyse-fethullah-gulen-et-sa-cemaat/" class="aMore">En savoir plus...</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Une organisation islamiste universelle ou turque?</p>
<p>Le nom de Fethullah Gülen apparaît en Turquie, en Asie Centrale, en Afrique, pour des écoles, des organisations de « dialogue interculturel », mais aussi dans le domaine des affaires. Les informations à ce sujet sont diffuses ; derrière ce que Gülen appelle Hizmet (« service »), certains supposent une organisation tentaculaire, globale, que les Turcs appellent Cemaat (de l’arabe djemaat, « communauté »).</p>
<p>En résumé, Fethullah Gülen (photo), né en 1941 près d’Erzurum, élevé comme imam, s’est inspiré d’un leader de confrérie prônant un islam moderniste, Said Nursî, qu’il a prolongé en lançant un réseau d’écoles combinant un enseignement résolument moderne et une certaine idéologie religieuse traditionnelle. Parallèlement, ancien membre d’une organisation anti-communiste, Gülen a soutenu le développement d’un groupe bancaire (Bank Asya), tourné initialement vers l’Asie centrale, mais largement diversifié. Il a également contribué au développement d’un groupe de presse, Feza (« espace »), qui publie entre autres le quotidien à turc à grand tirage Zaman et contrôle plusieurs chaînes de télévision en plusieurs langues, diffusant des entretiens de Gülen. Populaire en Turquie, mais menacé par certains milieux défenseurs de la laïcité, il s’est installé aux Etats-Unis d’Amérique en 1999, où il a accéléré le développement d’activités inspirées de sa pensée. La pensée de Gülen est enseignée dans trois universités : Louvain, Houston et Melbourne.</p>
<p>Qu’est-ce que l’organisation de Fethullah Gülen ? Apparemment, une organisation d’origine turque, inspirée des confréries musulmanes soufies, qui continuent de jouer un rôle capital dans la vie politique turque (et dans les pays musulmans du Caucase). Il n’y a toutefois pas de structure pyramidale, comme on l’imaginerait pour une Eglise, ou pour une organisation comme l’Opus Dei ou la franc-maçonnerie ; pas non plus d’information sur les conditions de recrutement. Les activités des partisans de Gülen (appelés en turc Fethullahcı) apparaissent plutôt dans la référence qui se fait à la pensée de l’inspirateur (éventuellement plus comme un Rotary). C’est une organisation flottante, un réseau basé sur des relations personnelles, très diversifiées, décentralisées, s’adaptant aux circonstances et législations locales, se présentant comme un service volontaire.</p>
<p>Les partisans du « mouvement Gülen » appliquent dans le monde entier des méthodes américaines, en matière d’éducation, d’affaires, d’information et d’activités sociales et caritatives. Le mouvement est strictement légaliste, et condamne la violence et la terreur, promeut la démocratie, respecte une certaine laïcité – dans la mesure où la laïcité occidentale permet le respect des traditions musulmanes (notamment sur le rôle des femmes). Il ne prétend pas se substituer aux partis politiques ni leur dicter des orientations ; certaines de ses organisations prennent fréquemment l’initiative de conférences ou « visites » (voyage en Turquie) destinées aux milieux politiques. En Turquie, les relations entre le mouvement et le gouvernement au pouvoir manquent de clarté ; certains Turcs disent que cela tient à l’habitude de garder une discrétion sur le rôle des confréries. En réduisant la culture à la religion et le dialogue interreligieux à une alliance des religions contre l’athéisme et l’agnosticisme, le mouvement s’inscrit bien dans le moule américain, où la religion est quasiment le seul lien rattachant à l’origine des parents. </p>
<p> <br />
Le réseau d’écoles, initié en Turquie dans les années 1970, développé en Asie centrale dans les années 1991 sous l’œil au moins bienveillant de la CIA, solidement implanté aux Etats-Unis (charter schools), s’est répandu dans environ 130 pays, représentant environ 1000 écoles et universités. En défendant une image moderne de l’Islam et promouvant une éducation à l’américaine, les écoles du réseau attirent les milieux dirigeants dans de nombreux pays en développement tant dans les pays des Balkans, qu’en Afrique, en Asie centrale ou Asie du sud-est, soucieux d’élever leurs enfants dans le respect des traditions religieuses (musulmanes) tout en s’éveillant aux développements récents. Les écoles sont souvent sponsorisées par des industriels ou financiers, qui peuvent procurer des emplois aux meilleurs élèves.</p>
<p>Parallèlement, ont essaimé des organisations sociales : organisations féminines (du type « Tupperware »), caritatives, culturelles (promotion du dialogue interculturel cf. Fondation des journalistes et écrivains), d’affaires, etc. Certaines de ces organisations sont chapeautées par des « fédérations » au niveau national (USA) ou européen (voir UNITEE) et appuyées par des organismes turcs dans des domaines comme les affaires (TUSKON). </p>
<p>Dans les pays où il existe une forte présence d’émigrés turcs (Allemagne, Belgique, Pays-Bas et certaines régions de France), les écoles du réseau servent à huiler l’intégration tout en assurant la préservation de la culture nationale (la langue turque) et des traditions socioreligieuses. Dans les pays où la présence turque est plus limitée, ces organisations donnent un appui aux immigrants (cf. Australie), ou aux industriels qui souhaitent faire des affaires (cf. Ethiopie) : elles semblent alors plutôt se comporter comme des lobbys turcs.</p>
<p>À l’exception du Kurdistan irakien, le réseau de Gülen ne s’est pas développé dans les pays arabes et n’est pas présent en Iran. Dans une certaine mesure, son origine, ses orientations trop « turques », en dépit de la politique suivie par Erdoğan depuis 2002 (qui prône que les liens religieux sont plus forts que la culture ou l’appartenance ethnique), l’empêchent de se présenter comme un mouvement islamiste à vocation globale, universelle. Gülen peut paraître, notamment aux Etats-Unis, une organisation modérée, raisonnable face aux salafistes, démocrate et libérale. Très présent au Kurdistan irakien, le mouvement a développé ses écoles dans le sud-est de la Turquie et, selon ses membres, contribué ainsi à réduire la tentation de la guérilla et à encourager un dialogue pour arriver à une solution de la question kurde.</p>
<p>En Turquie, certains auteurs kémalistes avancent qu’il y a un risque de takiyya  (agenda caché) qui conduirait, après une prise de pouvoir, à un retour à la charia. Ne s’agit-il pas plutôt d’une organisation comparable à celles des Chrétiens démocrates, un Opus Dei  à la musulmane ? Gülen partage avec Erdoğan l’avis que la laïcité intransigeante des kémalistes est une limite contraignante à la liberté religieuse.</p>
<p>Alain Servantie, Bruxelles</p>
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		<title>Analyse : Élections présidentielles au Venezuela 	12 avril 2013</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Apr 2013 14:18:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Observatoire International des militants</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Observatoire international des militants ( OIM)]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://ffe-ps.org/2013/04/12/analyse-elections-presidentielles-au-venezuela-12-avril-2013/" class="aMore">En savoir plus...</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ce dimanche 14 avril, toute l’Amérique Latine aura les yeux rivés sur les élections présidentielles au  Venezuela. Après la mort d’Hugo Chavez le 5 mars dernier, tout laisse à penser que Nicolas Maduro, actuel président par intérim et fidèle disciple de Chavez, sera son successeur.   Malgré le vide laissé par Chavez, Nicolas Maduro peut compter sur l’appui des classes populaires et sur les réussites du processus  de la révolution bolivarienne.</p>
<p>Bien que le pays soit polarisé, Chavez a sans aucun doute fait vaciller le statu quo imposé par l’oligarchie locale depuis des décennies. Il s’est positionné contre un capitalisme à outrance et il a construit un modèle socialiste du 21ème siècle  fondé sur l’égalité et la solidarité. N’en déplaise à certains, Chavez a su redonner une voix aux oubliés de la nation, à travers des mécanismes de participation démocratique rarement vus auparavant dans ce pays (participation des travailleurs et des communautés dans la gestion des entreprises publiques,  création des conseils communaux, des comités d’évaluation de candidatures du pouvoir citoyen, des comités de l’eau, de la terre et de la planification populaire…). C’est d’ailleurs sur cette base que s’est construit la notion médullaire de l’ensemble du discours politique bolivarien : le peuple souverain.</p>
<p>Alors que tout laissait présager l’entrée en vigueur d’un grand marché commun allant de l’Alaska à la Patagonie, Hugo Chavez a fait un véritable pied de nez aux États-Unis en créant  « l&rsquo;Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique &#8211; Traité de commerce des Peuples », plus connu sous le nom d’ALBA.  Cette alliance, ayant pour but de promouvoir l&rsquo;intégration des pays de l&rsquo;Amérique latine et des Caraïbes, se fonde sur des principes de solidarité, de complémentarité, de justice et de coopération. C’est également en tant que leader régional qu’Hugo Chavez a plaidé pour la paix en Colombie, pour la construction d’un modèle latino-américain d’intégration économique au travers de l’UNASUR , mais aussi pour la réintégration de Cuba au sein des instances internationales. </p>
<p>Sur le plan économique, les médias n’oublieront pas de rappeler que le Venezuela a connu une inflation galopante sous Chavez. L’inflation ne date pourtant pas d’aujourd’hui, puisque sous les présidents Andres Perez et Caldera elle était respectivement de 45,3% et 59,4% .  Alors que dans les années 90 la majorité des pays du continent ont connu des processus systématiques de privatisation et de démantèlement de l’État social, la constitution de 1999 a renforcé le droit à l’éducation universelle gratuite, à un système national de santé et de sécurité sociale. Ceci n’aurait pu être possible sans la manne pétrolière dont dispose le pays et sans le contrôle de celle-ci par l’État. Il faut également prendre en compte un nouveau dynamisme dans les échanges commerciaux entre les pays latino-américains. Si les échanges commerciaux entre le Venezuela et les États-Unis ont diminué de 31,42% en 2012 , en revanche ils ont augmenté de 40,4%  avec la Colombie voisine, notamment grâce à une reprise du dialogue avec le nouveau président colombien Juan Manuel Santos. </p>
<p>Mais le nouveau président devra aussi faire face à certains défis. En effet, le Venezuela n’est pas exempt  des problèmes de violence endémique qui touchent toute l’Amérique Latine. Avec un taux de 56 homicides pour 100000 habitants , la violence fait de ce pays l’un des plus dangereux au monde  et elle doit être rapidement combattue. Le gouvernement a déjà créé une école d&rsquo;officiers de police qui forme plus de 2000 jeunes recrues par an. Il a pris des mesures à travers le programme A Toda Vida Venezuela pour limiter la circulation des armes dans le pays, renforcer la prévention de la délinquance et transformer le système de justice. Cependant, les prisons regorgent encore de petits criminels et le taux de surpopulation carcérale est de 192% , comme l’a démontré la mutinerie au sein de la prison d’Urbina au début de l’année. </p>
<p>Au sortir de ces élections, quel que soit le résultat, il faudra espérer que le vainqueur soit capable de maintenir une stabilité au sein du pays, qui devra nécessairement passer par un dialogue avec tous les secteurs, et commencer ainsi à transcender les obstacles et contradictions du processus bolivarien, sans pour autant revenir à un modèle néolibéral comme celui imposé par Andres Perez lors de son deuxième mandat. Cette séquence politique ouvre en tout cas une nouvelle ère pour le Venezuela. Elle établira si le « chavisme » peut perdurer sans Chavez. Il faudra dépasser la mystification de l’homme pour consolider un réel modèle politique capable de perdurer dans le temps.</p>
<p>Antoine Lissorgues, Bogota, Colombie</p>
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		<title>Analyse &#8211;  Colombie : du processus au consensus</title>
		<link>http://ffe-ps.org/2013/04/09/analyse-colombie-du-processus-au-consensus/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 13:45:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Observatoire International des militants</dc:creator>
				<category><![CDATA[Observatoire international des militants ( OIM)]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
		<category><![CDATA[paix]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://ffe-ps.org/2013/04/09/analyse-colombie-du-processus-au-consensus/" class="aMore">En savoir plus...</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et le gouvernement colombien se sont retrouvés à Oslo le 18 Octobre dernier (photo, Iván Márquez –barbe- conduit la délégation des FARC) pour lancer officiellement un nouveau processus de paix. Après plus de 50 ans de conflit armé et une quatrième tentative d’accords de paix, les colombiens appuient à 66,35% (Datexco, septembre 2012) ce nouveau processus mais seulement 45% pensent qu’il aboutira à la fin du conflit. </p>
<p>L’agenda central des négociations entre le gouvernement et les FARC porte sur cinq points clefs :</p>
<p>-	Le développement rural. C’est sans aucun doute une des revendications historiques des FARC dans un pays qui n’a pas connu de réforme agraire et où il y a encore une très forte concentration de la propriété terrienne. 52% des grandes propriétés appartiennent à 1,15% de la population colombienne (PNUD, 2011).<br />
-	La participation politique. Malgré une opinion publique en grande majorité défavorable à une intégration des FARC dans la vie politique, la récente élection de Gustavo Petro, ancien membre de la guérilla du M-19, à la mairie de Bogota laisse présager une évolution des mentalités.<br />
-	Fin du conflit. C’est la première fois que le gouvernement et les FARC se proposent comme objectif explicite la fin des hostilités.<br />
-	Narcotrafic / drogue. L’agenda évoque une solution à ce problème qui pour beaucoup reste le moteur du conflit. Cependant les FARC ne veulent pas reconnaitre que le trafic de drogue constitue une source de financement de leur lutte.<br />
-	Victime. Il faudra lever le voile sur les milliers d’homicides, de kidnapping et les centaines de massacres et d’attentats commis par les FARC. </p>
<p>Les négociations se déroulent en 3 phases. La première phase a eu lieu entre février et août 2012. La seconde s’est terminée à Oslo en octobre dernier et la troisième phase a commencé en novembre à la Havane. Cette dernière doit aboutir à un accord sur les cinq points mentionnés préalablement. Ces négociations sont  ininterrompues et, contrairement aux précédentes, elles ne sont pas publiques. Cependant des mécanismes  sont mis en place périodiquement pour informer la population. </p>
<p>Le gouvernement prévoit que ces négociations durent un an car il ne souhaite pas qu’elles se superposent à la campagne présidentielle de 2014. Les expériences passées ont démontré les effets néfastes d’une politisation du processus de paix. Au vu des premières déclarations des FARC, il est fort possible que ce processus se prolonge dans la durée. Il faut également prendre en compte qu’il se déroule au milieu des hostilités, un cessez-le-feu n’ayant pas été accordé par le gouvernement colombien.</p>
<p>Deux pays, Cuba et la Norvège, jouent un rôle fondamental dans la médiation. Cuba constitue un garant pour les FARC de par les affinités du gouvernement castriste avec la lutte mené par cette guérilla. Tandis que la Norvège dispose d’une tradition incontestable en matière de médiation. Le Venezuela et le Chili ont également un rôle prépondérant en qualité d’accompagnateurs. Le président Chavez renforce ainsi son statut de leader dans la région. Le gouvernement de centre droit du président chilien Piñera est quant à lui plus proche du gouvernement colombien. </p>
<p>Une des grandes absentes reste la société civile qui n’a pas été conviée à la table des négociations. Des mécanismes de participation indirecte ont été  mis en place pour recevoir les propositions de cette dernière sous l’égide des Nations Unies. </p>
<p>Selon le gouvernement colombien, les FARC disposeraient toujours de 9000 membres. La réintégration de ces hommes et ces femmes reste donc un enjeu majeur du processus de paix. Dans le cas contraire, ils pourraient rejoindre le chemin de nombreux paramilitaires qui n’ont pu être réintégrés dans la société, bien qu’un processus de démobilisation en 2005 ait accompagné la politique nationale de réinsertion. Cette politique s’est avérée insuffisamment efficace pour autant d’ex-combattants (31689 selon la Commission nationale de réparation, 2010). Ils continuent donc de commettre des crimes au sein de petits groupes illégaux, communément appelés bandes criminelles (Aguilas Negras, Rastrojos, Paisas, Urabeños), qui se dédient au contrôle du territoire, principalement les domaines de la production, la transformation et la commercialisation de la coca. Ils tirent également profit de l&rsquo;extorsion de fonds et du contrôle social dans les zones urbaines, ils éliminent toute personne qui selon eux sont responsables des malaises dans la société (prostituées, homosexuels, drogués, voleurs, etc.). L’autre guérilla colombienne, l’Armée de libération nationale (Ejercito de Liberación Nacional –ELN-), pourrait également accueillir des combattants des FARC non satisfaits du processus de paix, si une place ne lui est pas rapidement accordée au sein de ces négociations. </p>
<p>A l’heure où la France souhaite redonner un nouveau souffle à ses relations diplomatiques avec l’Amérique Latine et en particulier avec la Colombie, il est hautement probable / souhaitable qu’elle soutienne largement le processus de paix. Les relations houleuses entre les précédents gouvernements français et colombiens, entachées notamment par l’affaire Ingrid Betancourt, semblent appartenir au passé. Lors de sa visite officielle en Colombie du 23 au 25 février, Laurent Fabius n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler  que la France appuie le projet du Musée de la Mémoire. Il s’agit là d’un défi de taille, dans un pays profondément divisé et toujours en proie aux violences. Quoi qu’il en soit, Il n’y aura pas de processus qui arrive à terme sans un large consensus. </p>
<p>Antoine Lissorgues, Bogota</p>
<p><em>L’Observatoire international des militants relève de la Fédération des Français à l’étranger du Parti socialiste. Il œuvre à valoriser les témoignages, analyses et propositions des militant(e)s de la FFE sur les sujets relevant de l’étranger, de la mondialisation et de la globalisation.<br />
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