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Congrès de Villeurbanne reporté — CONTRIBUTIONS de Hélène Geoffroy et Olivier Faure

CONTRIBUTION de HÉLÈNE GEOFFROY 

« Debout les socialistes, pour le renouveau »

Aux membres des instances.

Chers camarades,

Veuillez prendre connaissance de l’appel d’Hélène Geoffroy pour le congrès de Villeurbanne. Si vous souhaitez signer la Motion « Debout les socialistes, pour le renouveau »qui sera déposée samedi 24 octobre vous pouvez le faire en renvoyant votre accord à     nordine.tria@gmail.com.

Amitiés socialistes.

Le collectif militant de soutien Debout les socialistes !

 

APPEL AUX MILITANTS SOCIALISTES

 

DEBOUT LES SOCIALISTES !

POUR LE RENOUVEAU !

Le PS va-t-il survivre ? Après avoir humanisé la société, assuré la liberté, imposé la laïcité, soutenu la République, promu l’égalité, défendu le travail, incarné pendant près de deux siècles le combat pour la justice, l’espérance socialiste va-t-elle quitter la scène de l’Histoire ? Malgré la force de son implantation locale, mais faute d’incarnation nationale, le parti de Blum, de Jaurès et de Mitterrand est-il condamné aux seconds rôles, réduit à la fonction d’un supplétif complexé qui mendie sa place sur la liste des autres, qui baisse la tête sous les accusations rituelles de trahison, qui espère, au mieux, rayonner faiblement, tel un astre mort qui ne luit que par sa gloire passée ?

Tel est l’avenir qui nous attend, camarades, si nous laissons le choses suivre leur cours désespérant. Si elle est reconduite, l’actuelle direction ne pourra faire autre chose que ce qu’elle a fait jusqu’à maintenant : gérer le déclin en quémandant son strapontin dans une unité dont on ne connaît aujourd’hui ni les contours, ni les propositions, ni la stratégie, ni l’incarnation ; une unité que nos partenaires putatifs, d’ailleurs, se font un plaisir de fouler aux pieds.

L’unité est nécessaire. Mais on ne saurait la confondre, pour les socialistes, avec l’inanité. Pour être uni, il faut d’abord être.

Le dernier congrès, à Aubervilliers devait être celui de l’affirmation, on a connu l’attrition. Il devait conduire au dépassement, il débouche sur l’effacement. La direction, dira-t-on, a gardé la vieille maison. Mais celle-ci tombe en ruine ; il faut la rebâtir. A moins qu’à travers cette expression, les actuels dirigeants aient seulement décidé de garder cette vieille maison… pour eux-mêmes.

Faut-il consentir à cette lente décadence ? Faut-il continuer de raser les murs au nom d’une unité pour l’instant introuvable ? Non ! Arrive le temps du sursaut. Le socialisme, qui est notre foi et notre espoir, s’il est réinventé, reste notre horizon et notre combat. Il doit cesser de s’excuser. Il doit déployer de nouveau, et fièrement, son drapeau.

Le socialisme, c’est la justice. Le socialisme, c’est la raison en actes.

Qui ne voit que la raison, qui est notre boussole, nous, héritiers des Lumières, est dangereusement mise en cause dans le siècle qui vient ? L’insupportable drame de Conflans nous interpelle : toute gauche responsable et républicaine doit prendre la tête du combat pour la laïcité, pour la liberté de l’enseignement, pour la tolérance face aux menées de l’intégrisme islamiste. La montée des obscurantismes et de l’irrationalité dans le débat public nous incite, dans la lignée de Jaurès, à porter haut notre foi dans le savoir, dans la libre délibération, dans la science et dans le progrès humain.

Qui ne voit, aussi bien, que la justice sociale, une fois les illusions libérales dissipées, sera la grande exigence du siècle qui vient ? Sans elle, la terrible crise que nous traversons conduira à la relégation des faibles et des réprouvés, dans une société fracturée, angoissées, minée par les conflits. Sans elle, le capitalisme mondial, numérisé, individualisé, tout de fluidité financière, de compétition à outrance et de contrôle social, prédateur pour la nature, serviteur des puissants, pérennisera la souffrance les peuples et les poussera dans les bras du national-populisme. Sans elle, la transition écologique se fera aux dépens des plus défavorisés et passera de la sobriété nécessaire à l’austérité imposée. Sans elle, la crise démocratique faite d’abstention, de défiance ou de réaction extrême, ne cessera de s’approfondir, ouvrant la voie à la violence.

Or la justice sociale est l’affaire des socialistes. Le socialisme est né d’une révolte de la conscience humaine contre les cruautés du capitalisme.

Les socialistes doivent relever le gant. Au nouveau capitalisme, ils doivent opposer un nouveau socialisme, qui relance, sur la base de son héritage, celui des Lumières, de la Raison et de la Fraternité, le combat pour l’égalité, l’écologie, la laïcité, la citoyenneté et la liberté. Un nouveau socialisme qui affronte les défis de la numérisation, de la transition énergétique, de l’éco-agriculture, de l’intelligence artificielle, des villes décarbonées, de la réindustrialisation verte, du juste échange et de la réforme de l’Europe. Un nouveau socialisme qui apporte une réponse construite, fondée sur nos valeurs, aux questions posées par l’insécurité, la division communautaire ou l’immigration, qui préoccupent tant les classes populaires.

Notre parti doit donc se transformer, se doter d’un nouveau projet, d’un nouveau nom et, donc, d’une nouvelle direction.

Alors il pourra se tourner vers ses partenaires pour négocier l’unité, sur la base de son identité propre, renouvelée, réaffirmée à l’occasion d’un « nouvel Epinay », puis autour d’une plate-forme discutée en commun. Sans les socialistes – les municipales l’ont encore montré –  la victoire est impossible. Sûr de lui, mais non dominateur, le PS doit redevenir la force centrale qui assure la victoire de la gauche. Abandonner cette ambition, c’est renoncer à l’existence, c’est brader un valeureux héritage, c’est croire qu’en n’étant pas nous-mêmes, les autres nous épargneront, c’est trahir notre mission historique. Le PS, s’il se transforme, a l’avenir pour lui et il aura, de plus en plus, le peuple français avec lui. Ces tâches sont exaltantes pour nous, essentielles à la gauche, décisives pour le pays. Socialistes, debout !

Hélène Geoffroy

Maire de Vault-en-Velin

Vice-Présidente du Grand-Lyon


 

OLIVIER FAURE : DE LA RENAISSANCE À L’ALTERNANCE

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